
Une nouvelle étude internationale menée par des chercheurs du Laboratoire d’astrophysique de Marseille démontre que la lune la plus volcanique du Système solaire n’a jamais contenu d’eau, tandis qu’Europe aurait conservé ses réserves dès sa formation. Ces travaux remettent en cause l’hypothèse d’une perte tardive d’eau sur Io et éclairent les conditions de naissance des satellites galiléens.
Depuis les premières missions d’exploration du système jovien à la fin des années 1970, les scientifiques savent que les lunes de Jupiter présentent des caractéristiques très contrastées. Parmi elles, Io et Europe offrent l’exemple le plus frappant. Io est un monde sec et intensément volcanique, totalement dépourvu d’eau, tandis qu’Europe est au contraire riche en glace et pourrait abriter, sous sa surface, un vaste océan d’eau liquide. Comment expliquer une telle différence entre deux lunes voisines ?
Référence: Yannis Bennacer et al 2026 ApJ 997 70 ; https://doi.org/10.3847/1538-4357/ae2ebd
Retrouvez ici le communiqué de presse complet de Aix Marseille Université et du CNRS.



