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 Vista observe le Cosmos en profondeur

Publié le 22 mars 2012

Une équipe de chercheurs européens à laquelle participe Olivier Le Fèvre, astronome au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (CNRS/Aix-Marseille Université) vient de dévoiler la plus grande image profonde du ciel jamais réalisée dans l’infrarouge. Pour réaliser cette image exceptionnelle, ils ont utilisé le Télescope VISTA de l’ESO. L’incroyable qualité de cette image a permis de révéler plus de 200 000 galaxies sur cette parcelle de ciel où seules quelques étoiles peu lumineuses sont visibles à l’oeil nu. De nouvelles galaxies très distantes vont pouvoir être étudiées.



Le télescope VISTA de l’Observatoire de Paranal de l’ESO a été braqué sur la même zone de ciel à maintes reprises afin de récolter petit à petit la très faible lumière émise par les galaxies les plus distantes. Au total, plus de six mille clichés, représentant un temps d’exposition global de 55 heures, ont été combinées pour créer cette image dans le cadre du programme d’observation UltraVISTA. Au final, cette image est la plus profonde [1] vue du ciel de cette dimension jamais réalisée dans l’infrarouge.

VISTA est le plus grand télescope au monde dédié aux grands sondages de l’Univers. C’est également le plus puissant télescope infrarouge pour les sondages en service actuellement. Le sondage UltraVISTA a été consacré au champ COSMOS ( [2], eso1124, heic0701), une zone du ciel pratiquement vide en apparence qui a déjà été étudiée de manière intensive avec d’autres télescopes.

A première vue, les images UltraVISTA paraissent quelconques, avec quelques étoiles brillantes et, un peu partout, des étoiles plus faibles. Mais, comme le souligne Olivier Le Fèvre, astronome au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (Institut Pythéas / CNRS-AMU), « En réalité, la plupart des objets les moins lumineux ne sont pas des étoiles de la Voie Lactée, mais de très lointaines galaxies, contenant chacune des milliards d’étoiles. » Ainsi, en zoomant l’image, un nombre impressionnant de galaxies apparait. De fait, au total, on peut dénombrer plus de 200 000 galaxies sur cette image.

Un examen minutieux permet de dévoiler des objets rougeâtres dispersés parmi les galaxies de couleur crème, plus nombreuses – Ce sont essentiellement des galaxies très lointaines, vues telles qu’elles étaient quand l’Univers n’avait qu’une petite fraction de son âge actuel, dont la lumière est décalée vers le rouge du fait de la très grande distance et de l’expansion de l’Univers. L’analyse préliminaire des images du sondage UltraVISTA, combinées avec des images prises avec d’autres télescopes, a révélé la présence de nombreuses galaxies, vues telles qu’elles étaient quand l’Univers avait moins d’un milliard d’années et quelques-unes sont même vues à des époques encore plus précoces.

« Ces grands programmes d’observation des galaxies dans l’infrarouge nous sont très précieux. En étudiant ainsi les galaxies à des distances de plus en plus grandes, nous pouvons retrouver la manière dont les galaxies se sont formées et ont évolué au cours de l’histoire du cosmos » conclut Olivier Le Fèvre.

Lien

Le communiqué original de l’ESO

Images

Cette image montre une partie de l’image profonde du ciel la plus grande jamais réalisée dans l’infrarouge, avec un temps de pose effectif total de 55 heures. Elle a été créée en combinant plus de 6000 images du télescope VISTA dédié aux sondages de l’Univers à l’Observatoire de Paranal de l’ESO au Chili. Cette image montre une région du ciel connue sous l’appellation de « champ COSMOS » dans la constellation du Sextant. Plus de 200 000 galaxies ont été identifiées sur cette image.

Crédit : Observatoire Européen Austral.


En zoomant l’image, on voit apparaitre une multitude de points flous, chacun étant une galaxie de plus d’un milliard d’étoiles. Les galaxies les plus rouges se trouvent être les plus distantes ; elles sont observées a une époque quand l’Univers avait moins de un milliard d’années (contre 13,7 milliards d’années aujourd’hui), un moment majeur dans la construction des galaxies.

Crédit : Institut d’Astrophysique de Paris.


Contact chercheur :

  • Olivier Le Fèvre - Laboratoire d’Astrophysique de Marseille / Tel : +33 4 91 05 59 85 - olivier.lefevre@oamp.fr

Contact Presse

  • Thierry Botti - Observatoire Astronomique de Marseille Provence / Tel : + 33 4 95 04 41 06 - thierry.botti@oamp.fr

Notes

[1les astronomes utilisent le mot profond pour exprimer le fait que les images prises avec de très longs temps de pose cumulés peuvent détecter des objets les plus faibles possibles. Normalement, de nombreux clichés de courtes poses sont pris et sont ensuite recombinés numériquement.

[2UltraVISTA a réalisé des images du champ COSMOS. Ce champ couvre une surface d’environ dix fois celle de la pleine Lune (environ deux degrés carrés), soit une taille similaire au champ du télescope VISTA, dans la constellation du Sextant. Il a été cartographié par une multitude de télescopes, ce qui signifie qu’une série d’études et de recherches peuvent bénéficier de cet ensemble de données.



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