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 Vers l’exploration spatiale d’Uranus

Publié le 3 mai 2022

La dernière décennie a vu la communauté internationale se mobiliser pour l’exploration des systèmes planétaires peu connus d’Uranus et Neptune.



La communauté française y a joué un rôle important avec la participation de ses chercheurs à plusieurs projets de mission européens et américains et l’organisation de colloques internationaux, du premier sur le système d’Uranus à l’Observatoire de Paris en 2013 au plus récent sur les sondes de rentrée atmosphériques pour les planètes géantes glacées au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille en 2019. Il y a un an et demi, la communauté internationale s’était à nouveau retrouvée à la Royal Society de Londres. Les chercheurs du LAM impliqués avaient publié dans ces mêmes colonnes un bref compte-rendu de cette conférence : https://www.lam.fr/les-actualites/a...

L’histoire s’est poursuivie de l’autre côté de l’Atlantique, avec la publication le 19 avril 2022 par le conseil national de la recherche américain du rapport décennal à la NASA pour les sciences planétaires et l’exobiologie portant sur la période 2023-2032. Ce rapport fait de l’exploration du système d’Uranus sa priorité n°1 pour les grandes missions d’exploration planétaire. Le scénario retenu est celui d’un tandem associant une sonde orbitale et une sonde de rentrée atmosphérique. La première explorerait en détail le système Uranien, sa magnétosphère et son système d’anneaux et de lunes avec un tour orbital long de plusieurs années (comme Galileo et Juno à Jupiter ou Cassini à Saturne). La seconde fournirait des informations uniques sur l’atmosphère et l’intérieur planétaire avec des mesures réalisées in situ au cours d’une plongée dans l’atmosphère (comme pour le module de rentrée atmosphérique de la mission Galileo à Jupiter ou lors de la rentrée atmosphérique finale de Cassini à Saturne).

Si la sélection concrète de ce scénario de mission double et l’identification de sa charge utile, c’est-à-dire les instruments retenus à son bord, doit encore attendre une validation officielle de ses objectifs scientifiques et de son budget par l’agence spatiale américaine, sa consoeur européenne s’est déjà préparé à y participer avec des études de faisabilité et la sanctuarisation d’un budget consacré pour un module de taille moyenne. Les choses devraient se décanter rapidement car la fenêtre de lancement identifiée pour atteindre Uranus correspond au début de la décennie 2030. Parmi les prochaines échéances, un nouveau colloque sur les sondes de rentrée atmosphérique, qui se tiendra aux Etats-Unis en juillet prochain, permettra d’aborder les modalités d’une coopération NASA/ESA et la possibilité pour l’Europe de fournir le module de rentrée et de contribuer aux instruments de l’orbiteur.

Les chercheurs du groupe Systèmes Planétaires du LAM sont concernés à la fois par la sonde orbitale et la sonde atmosphérique, avec des objectifs scientifiques variés concernant l’étude de l’intérieur, de la magnétosphère (que l’on peut en attendant étudier à distance avec le télescope spatial Hubble, voir Figure 1) mais aussi des surfaces des lunes et la possibilité de contribuer à un ou plusieurs instruments avec l’appui du CNES.


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